Pour notre 13e article, à quelques jours de Noël, il est temps de vous faire un beau cadeau : un cas d’école en matière d’exercice de son esprit critique. Une solide “théorie du complot”, avec ses sociétés secrètes, son oligarchie toute-puissante et ses moyens de contrôle des masses. La culture populaire est-elle noyautée par des pouvoirs occultes ? Les médias assurent-ils le règne des symboles ? Et quel est le lien avec les personnalités multiples ? Enquête en deux parties ; profitez-en, c’est la maison qui régale.

“Symbols rule the world, not words nor laws”

Citation adaptée de Confucius et reprise sur le site du Vigilant Citizen

Il fallait que ça arrive. Avec ces satanées histoires de cons peloteurs, ça nous pendait au nez ; nous allions bien devoir nous intéresser aux accusations de désinformation que se jettent à la figure “conspirationnistes” d’un côté et “moutons” ou “perroquets” de l’autre. A quoi bon développer notre auto-défense intellectuelle si l’on ne peut pas analyser des cas concrets de manipulation et d’influence secrète ? Et puis, après tout, dans un an pile, nous serons tous morts, n’est-ce pas ?

Évacuons ici une question de définition, non essentielle dans le cas qui nous occupe : une théorie dite du complot postule l’existence d’une conspiration œuvrant en coulisse pour détenir, exercer ou maintenir son pouvoir. Là où l’explication dominante décrit l’occurrence d’évènements sans faire intervenir de plan savamment orchestré, les tenants d’une telle thèse, quant à eux, y voient la main d’un groupe secret d’individus motivés et organisés. Dans leur théorie, faits et situations s’interprètent comme des actes conscients et volontaires, comme le résultat de stratégies complexes mûrement réfléchies plutôt que par le simple effet d’erreurs, de la nature ou du hasard.

De Staline à Washington, la main invisible de l'économie nous a quand même filé de sacrées paires de tartes

Pour bien faire, nous devrions éviter les qualifications de “théorie du complot” ou “conspirationniste”, connotées bien trop péjorativement. Parce que nous, ces idées, a priori, nous ne les voyons pas d’un mauvais œil (qui-voit-tout). Au contraire, vous dirait même Loki – mais ça n’engage que lui, parce que, pour le petit démon, le verre est toujours à moitié vide. De fait, après la présentation des idées par Dr Igor, c’est Mario qui s’y collera, or lui s’astreint à juger sur pièce : il va nous appréhender les thèses avancées “à la martienne”, en s’efforçant de taire nos préjugés.

D’où en introduction ce double message :

  • camarade conspirationniste : il n’y a rien à gagner à crier tout de suite à la caricature ou à la stigmatisation ; voyageons ensemble si tu es un honnête homme, et tu pourras nous expliquer tes idées en chemin si tu le souhaites
  • ami sceptique et zététicien : comme le dit Henri Broch, “le droit au rêve a pour pendant le devoir de vigilance”, donc nous nous efforcerons d’être vigilants, soit, mais s’il te plaît, fais preuve d’ouverture et rêvons ensemble, aujourd’hui, rêvons éveillés – à quelques jours du réveillon 🙂

(Et le premier qu’on entendra marmonner “non mais c’est proprement ridicule” sera envoyé au piquet sur-le-champ !)

1. La théorie : pouvoir, secret et manipulation

L’élégance des théories du complot tient à leur capacité à mêler des thématiques différentes et trouver une signification commune à toute une foule d’actions et de phénomènes. On estimera les théories d’autant plus riches qu’elles parviennent à donner du sens à des évènements dont on peine à comprendre la logique, puis à les lier les uns aux autres comme s’ils résultaient d’une même machination, ourdie par une même clique d’êtres malveillants.

C’est à se demander si le Graal convoité par les conspirationnistes prendrait la forme d’une théorie du Tout, comme en physique, une théorie ultime qui unisse en un grand ensemble la totalité des phénomènes associés à la vie humaine. D’où la résonance d’une explication de type “Matrice”.

"Prends ta pilule, et viens voir ma trix"

Une bonne candidate à ce titre de “mère de toutes les théories” fait jouer un rôle central à des créatures terrifiantes : les reptiliens. Son plus fervent défenseur, David Icke, ancien journaliste sportif et membre du parti vert britannique, réalise une habile synthèse de plusieurs types de théorie, auxquels il a rajouté quelques éléments d’improvisation personnelle (rappel : nous écrivons ceci sans jugement de valeur). Il affirme ainsi que le monde est secrètement gouverné par une race de reptiles humanoïdes, infiltrés dans les plus hautes sphères du pouvoir. Leurs représentants incluent la Reine d’Angleterre, les clans Rothschild et Rockefeller, George Bush et même Hillary Clinton (et en France ? Jacques Attali, Alain Minc, BHL ?).

Avons-nous omis de préciser qu’ils peuvent changer de forme ? C’est plus pratique pour passer (presque) inaperçu : leur ADN hybride leur permet de revêtir une apparence humaine, qu’ils conservent aussi longtemps qu’ils peuvent se nourrir de notre sang (saviez-vous qu’Al Gore ne se déplace jamais sans sa mallette de sang ? Allez croire à ses histoires de réchauffement climatique, après !). Plus généralement, ils se repaissent de nos énergies négatives, libérées lorsque nous cédons à des comportements délétères ou destructeurs (agression, intolérance, fascination pour l’ordre…). Ainsi formulée, la théorie joue habilement de plusieurs thèmes :

  • Nouvel Ordre Mondial : le monde est dominé par une Fraternité (Brotherhood) constituée de lignées héréditaires (aristocratie européenne, establishment américain…) qui prétendent créer une société d’esclaves contrôlés par puce électronique
  • satanisme et paganisme : l’appétit des reptiliens pour le sang et la violence les pousse à pratiquer magie noire et sacrifices rituels ; grands consommateurs de drogues, ils se livrent régulièrement à des actes de perversion sexuelle, notamment sur les enfants
  • ufologie : les reptiliens résultent de croisements entre des familles du Moyen-Orient (on retrace leur origine terrestre jusqu’à Babylone et Sumer) et d’une race de dieux extra-terrestres en provenance de la constellation du Dragon, les Annunakis (littéralement, les dragons de nos mythes et légendes), attirés sur Terre par les métaux que recèlent notre sous-sol (pour ceux qui en doutaient encore, le film Avatar n’a rien inventé)
  • théories de la Terre creuse : notre planète, justement, possède une surface interne habitable (habitable par des reptiles, du moins, qui de fait ont élu domicile au sous-sol)
  • mais aussi l’astrologie (êtes-vous initié aux mystères du treizième signe astrologique, le Serpentaire ?), les Aryens, les différentes dimensions de l’univers, la lune…

Mœurs, société, politique, religion, histoire, géographie, géologie, science, astronomie, phénomène OVNI, astrologie… Le foisonnement, la variété et la complexité de la théorie reptilienne de David Icke la rendent particulièrement attrayante.

Ceux qui ont encore en mémoire ce chef-d'œuvre du cinéma se souviendront qu'un autre Mario a déjà eu affaire aux reptiliens !

Néanmoins, nous l’avons écrit, nous voulons éviter de plaquer des schémas préétablis sur la thèse qui fait l’objet de cet article. L’essentiel du matériau de référence pour notre étude nous provient d’un site épatant : The Vigilant Citizen, VC pour les intimes – les plus mauvaises langues d’entre vous diront d’ailleurs que le contenu du site est justement au niveau des WC, mais si une telle langue de vipère s’agite entre vos crocs, c’est probablement que vous êtes un reptilien 😉

L’auteur, qui conserve son anonymat, apparaît comme un Robert Langdon de chair et de sang (ou du moins de bits et de pixels) : féru d’ésotérisme et de sciences occultes, le monde n’est pour lui qu’une forêt de symboles. Pas n’importe quel type de symboles, toutefois : ceux attachés aux mythes antiques, aux religions à mystère, aux sociétés secrètes… Né au Canada, il affirme avoir étudié la communication politique et produire de la musique en indépendant. Son expérience du milieu des artistes et de la production musicale l’aurait amené à découvrir la face sombre de l’industrie du divertissement ; il n’évoque pas d’histoires personnelles, pourtant, et tente de convaincre son public en partant des sources auxquelles chacun peut avoir accès : l’actualité et les médias de masse.

Sa thèse n’a pas la prétention universaliste de la théorie reptilienne ; lui se contente de 3 des thèmes qui peuvent en constituer des briques élémentaires :

  • l’influence d’une élite secrète
  • les sociétés occultes
  • la manipulation mentale et le contrôle des masses

Chacun des thèmes se décline lui-même en sous-thèmes qu’il est utile d’expliciter.

a) L’élite et le Nouvel Ordre Mondial (qui ne dit pas son N.O.M. 😉 )

Une élite concentre entre ses mains le pouvoir politique, économique et financier : on désigne communément ses membres sous le terme d’Illuminati (nous en entendons déjà parmi vous qui poussent des hauts cris : calmez-vous donc, et lisez la suite !). Le vocable ne fait pas tant référence aux Illuminés de Bavière (non, pas les supporters du Bayern de Munich) qu’à une caste secrète d’individus positionnés au plus haut niveau de décision au sein des gouvernements, des industries et des banques.

L’élite entend dominer et contrôler les masses, en particulier à travers les médias et les moyens de diffusion grand public, qui lui appartiennent. Cette influence sur l’information et la culture populaire lui permet de relayer son message pour nous guider vers le futur qu’elle nous propose :

  • l’Etat policier : obsédée par l’ordre et la surveillance, la machine étatique flique sa propre population, observe ses actions et traque ses moindres mouvements (le fameux mythe de Big Brother) ; le besoin de “sécurité” entraîne l’érosion des libertés individuelles, et tout acte de protestation déclenche une violente répression
  • la militarisation : pendant militaire de l’extension des pouvoirs de la police dans la société, le renforcement des moyens de l’armée, qui s’appuie sur un développement massif du complexe militaro-industriel au détriment des projets sociaux, place dans un état de guerre imminente (et permanente) des nations à l’agressivité exacerbée
  • le contrôle des populations : au niveau social, de toute façon, guerres à outrance, épidémies manufacturées et campagnes de vaccination forcée permettent de maintenir la taille des populations dans des limites raisonnables ; l’extermination s’arrête là où les besoins en main-d’œuvre esclavagisée se font sentir
  • le transhumanisme : la recherche scientifique et technologique vise la convergence entre humains et machines (robots) dès lors que l’homme, trop fragile par nature, doit compenser ses lacunes par le recours aux drogues chimiques et aux prothèses bioniques ; idéalement, il sera conçu à la naissance comme un être parfait (eugénisme)

La lecture de ce livre définitif devrait être obligatoire pour tout le monde. Sinon, au goulag !

A terme, les démocraties fusionnent : l’humanité vit sous l’égide d’un grand gouvernement mondial. Enfin, ce qu’il en reste, puisqu’on nous prédit un monde dans lequel seuls les plus riches, les plus forts et les plus beaux ont une place. Il ne peut en rester que quelques-uns, soigneusement sélectionnés. Statistiquement, vous n’en faites vraisemblablement pas partie.

b) Les sociétés secrètes

Les membres de l’élite appartiennent à des confréries occultes détentrices de savoirs anciens. De l’ordre des Illuminati à la franc-maçonnerie, ils se retrouvent au sein de cercles tirant leur origine de l’enseignement de connaissances hermétiques (voir Théosophie, KabbaleRose-Croix…). Rejetant le bon Dieu, ils vouent un culte particulier à Satan et toute une clique d’autres esprits mineurs. C’est en leur nom et en leur honneur qu’ils s’adonnent aux activités les plus condamnables. Leurs réunions sont l’occasion d’accomplir rituels et sacrifices, sur des hommes ou sur des animaux. Et de sombrer dans le stupre et la fornication. En mêlant souvent à leurs orgies et leurs jeux diaboliques les âmes les plus pures : les petits enfants. Nos chères têtes blondes font ainsi les frais de leur déviance, utilisés comme esclaves ou simples marchandises. Evidemment, tous les scandales pédophiles impliquant des réseaux de l’élite ont été étouffés dans l’œuf : du scandale Franklin à l’affaire Dutroux.

 

Classes moyennes et populaires sacrifiées sur l'autel du pouvoir

Les membres de l’élite nous contrôlent et nous influencent mais, curieusement, la connaissance de la Vérité leur impose de nous donner des indices de la manipulation qui se trame. Sauf que le respect de l’injonction ne présume pas de notre capacité à percevoir les différents niveaux de lecture. Attachés aux symboles, les membres de l’élite les distillent à tous les niveaux de la vie sociale, en particulier dans l’art (musique, cinéma, architecture…). Mais nous n’avons pas tous les yeux pour les voir. Seuls les “illuminés” sauront les reconnaître.

c) La manipulation mentale

En attendant le Grand Soir, l’élite nous abreuve de nouvelles, de sons et d’images qui promeuvent des valeurs cohérentes avec sa propre vision du monde : “il est bon de céder à la tentation”, “la liberté est à sacrifier au profit de sa sécurité”, “la tendance à l’agressivité guerrière est normale”, “seuls les plus aptes doivent survivre”, “la sexualité doit être débridée” (et ce dès le plus jeune âge), etc.

Après tout, nous sommes formés pour être la cheville ouvrière du système que l’élite met sur pied 😉 Une main-d’œuvre servile corvéable à merci. Or, l’esclave a-t-il besoin d’éducation ? Doué de la faculté de penser par lui-même, il risquerait de réfléchir à sa condition, et de contester le pouvoir de son maître. Le risque est trop grand : mieux vaut abreuver la populace de messages publicitaires, de slogans et de formules chocs pour la maintenir dans sa médiocrité. D’un côté, les systèmes éducatifs déliquescents sont laissés à la dérive ; de l’autre, les canaux de communication sont monopolisés pour le conditionnement quotidien des peuples.

Comment le lavage de cerveau opère-t-il ?

2. Les arguments : médias et culture populaire

S'il voit tout, l'œil a-t-il vu venir la crise de 2008 ? Et la chute irrémédiable de la valeur du dollar, c'est pour quand ?

A quoi reconnaît-on l’influence illuminati et l’endoctrinement à l’œuvre ?

a) Ésotérisme

D’abord, aux faits marquants de l’actualité. Ainsi les expéditions guerrières en Irak  en 2003 et en Libye en 2011 ont-elles été lancées à la date de l’équinoxe de printemps : la résurrection du Soleil est célébrée par un sacrifice massif afin que le sang, symbole de vie, imprègne la Terre ! Des significations occultes du même ordre expliquent le sacrifice de Lady Di, image du féminin sacré, ou de l’“homme qui n’était pas derrière le 11-Septembre”.

C’est ensuite la culture populaire dans son ensemble qui est baignée de symboles aux résonances ésotériques. Les productions littéraires, musicales ou cinématographiques multiplient les niveaux de lecture pour les initiés. Du voyage initiatique de Pinocchio à celui des Black Eyed Peas, des thèmes récurrents imprègnent les œuvres artistiques : le culte de Baphomet, la pyramide, les deux colonnes et le motif en damier francs-maçons… Celui qui revient le plus fréquemment est sans doute l’œil d’Horus, exhibé sous de multiples formes par les artistes les plus branchés.

Horus, ô désespoir

b) Manipulation

Mais une autre thématique traverse l’essentiel de la culture populaire : celui du conditionnement mental. C’est-à-dire qu’en plus d’avoir mis en place les structures et les techniques pour asseoir son contrôle sur les populations au travers des médias, l’élite se joue de nous en jouant sur ce thème de la manipulation. L’oligarchie n’hésite pas à agiter sous nos yeux ses marionnettes. De vrais pantins dont elle tire habilement les ficelles. Pour comprendre le procédé d’instrumentalisation, il nous faut parler d’un programme secret de la CIA, le projet MK-ULTRA.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets américains s’interrogent sur la façon dont l’emploi de drogues psychotropes peut servir à contrôler l’esprit d’un individu (il y a quelques mois, l’affaire de Pont Saint-Esprit, un village français supposément arrosé de LSD par la CIA il y a 60 ans à des fins expérimentales, nous rappelait à quel point les Ricains se plaisent à administrer des substances illicites, avec ou sans le consentement de ses cobayes !).

Même dans la version officielle de l’histoire du projet, le point Godwin est vite atteint : “les Ricains veulent manipuler les gens, comme les Nazis avant eux !” C’est en effet grâce à l’opération Paperclip leur ayant permis d’exfiltrer les scientifiques nazis les plus brillants (dont un certain Wernher Von Braun, qui deviendra l’un des principaux responsables de la NASA) que les services américains parviennent à recycler les travaux de recherche sur la manipulation entamés par les bons aryens (dans la version officieuse, ce serait directement le Dr Mengele, “ange de la mort”, qui aurait pris en charge les recherches côté américain !).

Le recyclage donnera lieu au projet ARTICHOKE (“artichaut” !), finalement renommé MK-ULTRA. Dans la foulée, les services secrets testeront également l’efficacité d’autres moyens d’influence (psychologiques, chimiques, physiques, électriques…). L’existence du programme est officiellement reconnue depuis que les commissions Church et Rockefeller (attendez, il ne fait pas partie d’une des 13 lignées, celui-là ?) en ont révélé les activités au milieu des années 70. Depuis, les recherches ont officiellement été arrêtées, et la plupart des documents d’archives détruits…

Ce qui autorise toutes les spéculations. Dans l’histoire officieuse de MK-ULTRA, propagée par un certain Fritz Springmeier, une excroissance du projet tout à fait terrifiante n’a jamais été abandonnée : la programmation Monarque. Il faut lire le fascinant article publié sur ce sujet sur le site frère de VC, Secret Arcana.


“Viens voir le docteur non n’aie pas peur”

Pour ceux qui veulent un résumé rapide, voici : la programmation Monarque est une technique de manipulation mentale qui consiste à provoquer des situations tellement traumatisantes pour le sujet qu’elles le forcent à dissocier en créant des personnalités multiples pour pouvoir affronter la réalité. La victime se voit infliger les pires souffrances (incluant des thérapies par électrochoc, l’administration de drogues, la violence physique, le viol, l’avortement forcé…) jusqu’à ce qu’elle génère des alter ego et se réfugie dans ses personnalités parallèles (d’où l’intérêt de vous avoir déjà parlé des personnalités multiples !).

Suivant les personnalités additionnelles créées, le handler (“manipulateur”, en français ?) pourra leur affecter un rôle conforme aux objectifs visés :

  • programmation alpha : personnalité à capacités physiques et intellectuelles renforcées (notamment l’acuité visuelle, la mémoire et la force brute)
  • beta (ou “(sex) kitten programming”) : esclave sexuel, souvent de type “chat”
  • delta (ou “killer programming”) : tueur sur commande (voir The Manchurian Candidate)
  • theta : médium, doté de véritables capacités psychiques et télépathiques

En situation normale, la personnalité hôte prime, et n’a pas conscience des situations traumatiques vécues par ses alters. Mais la personnalité utile au manipulateur peut être invoquée par le simple déclenchement d’un trigger (objet placé dans le champ de vision, parole prononcée, odeur…) : la victime bascule alors dans un état modifié de conscience, comme en hypnose. Sirhan Sirhan, condamné au meurtre de Robert Kennedy, clame ainsi avoir alors agi sous hypnose, ayant fait usage de son arme à la vue d’une “femme avec une robe à pois”. Explication tirée par les cheveux ? L’illusionniste et hypnotiste Derren Brown a récemment réalisé une expérience “spectaculaire” pour tester la validité d’une telle théorie ; nous vous encourageons vivement à en découvrir les résultats.

VC nous décrit un cas tout à fait passionnant : Kim Noble est une artiste souffrant d’un trouble dissociatif de l’identité. 13 au moins de ses différentes personnalités sont peintres, et signent des toiles de style très différent. Plus étrange encore : certains des tableaux représentent des scènes d’une grande cruauté (emprisonnement, viol, avortement…) ou des symboles esotériques plutôt inattendus (non mais qu’est-ce que l’Arbre de Vie de la Kabbale vient faire là ?), dont Kim a bien du mal à rendre compte. Les articles de la presse traditionnelle font l’impasse sur cet aspect des œuvres de l’étonnante artiste. Pas VC, pour qui l’explication est toute trouvée. D’autres victimes supposées d’une programmation Monarque témoignent ici ou .


Lady Gaga et Beyoncé au Téléphone : rien ne répond plus

Revenons aux médias de masse. Nous avions parlé il y a quelques jours des identités exhibées par les stars. A en croire VC, ce n’était peut-être pas ce qu’on imaginait : jugez-en donc dans le cas de Beyoncé et Sasha Fierce. Les artistes les plus en vue auraient littéralement été programmés pour nous plaire, et leur programmation beta leur aurait laissé des séquelles. Une fois admise la thèse de VC, on s’aperçoit ainsi que leurs productions sont truffées de symboles du conditionnement mental :

  • le papillon : le “monarque” qui donne son nom à la technique de programmation est un papillon (probablement parce qu’il symbolise la liberté d’un esprit enfermé dans un scaphandre-sarcophage)
  • innocence, enfance et rééducation : Mickey, Alice aux pays des merveilles et Le Magicien d’Oz (personnages et films supposément utilisés lors de la programmation), Hello Kitty, ours en peluche, bonbons…
  • traitement traumatisant : électrochocs (éclairs), drogues (gâteaux empoisonnés)…
  • désorientation, absence à soi-même et dissociation : labyrinthes, mannequins, masques, miroirs brisés…
  • sex kitten : oreilles de chat, poses félines, motif de la peau de panthère…

Vous verrez qu’à partir de l’instant où on décide de les voir… On voit ces signes partout. Trois exemples parmi les plus flagrants : les clips de Kerli et Jessie J, et le film Josie and the Pussycats.

Enfin, The Vigilant Citizen conçoit un intérêt tout particulier pour Lady Gaga, superstar décrite comme une pure marionnette illuminati. L’auteur pond des analyses édifiantes de quelques-uns de ses clips : voir ainsi la déclaration d’amour de l’esclave à l’industrie musicale dans Bad Romance, ou les révélations sur son conditionnement Monarque dans son clip tout juste dévoilé de Marry the night. La diva révélait récemment qu’elle avait peur de finir comme Lady Di. Bon. C’est bien parti pour que le sacrifice se produise, donc. Si elle-même se sent scriptée ainsi, à la façon dont une Amy Winehouse craignait de devenir membre du club des 27, les conditions sont réunies pour que la prédiction s’ “autoréalise”…

Et ce papillon sur l'épaule, à part pour la fameuse blague de la "grande mite de 30 cm", franchement, qu'est-ce qu'il fait là ?

Joyeux Noël.

Conclusion

Vous avez tous les éléments pour commencer à vous faire votre propre opinion. Nous n’avons pas usé ici de notre esprit critique ; nous y remédierons sous peu [c’est maintenant chose faite : lire la deuxième partie ici !]. En attendant, n’hésitez pas à partager vos analyses !

 

Pour aller plus loin :

  • Les deux meilleurs articles en français sur la programmation Monarque : ici et
  • Un bon documentaire conspirationniste sur l’industrie musicale
  • Un autre site comme VC, quoique plus austère : PseudOccultMedia

Enfin, si le sujet vous intéresse (nous, il nous fascine), perdez-vous donc sur le site de VC, qui contient de superbes pépites

  • dessin animé : il y a plus de 25 ans, GI Joe annonçait déjà le plan des élites pour un nouvel ordre mondial (avec une note reptilienne 🙂 !)
  • cinéma : de l’influence de Maria, le robot de Metropolis, à Black Swan et Sucker Punch, illustrations flagrantes de phénomènes “à la MK-ULTRA”
  • le sacrifice d’Heath Ledger (bien après celui de Brandon Lee, peu avant celui de Michael Jackson)

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2 réactions à l'article « La main occulte »

  1. David a écrit :

    Je viens de voir l’incroyable expérience de Derren Brown proposé en lien. Et je suis bluffé – scotché même.

    Alors je m’aventure à faire une demande: les auteurs de ce blog, qui semblent-ils sont passionnés par la manipulation, pourraient-ils nous dire ce qu’ils en pensent? Y a-t-il un trucage? Et si non, quelle est la suite de cette histoire, car je doute que DB n’ait pas été contacté par plusieurs avocats outre atlantique – sans compter quelques personnes influentes de son propre pays.

    Au delà de cela, qu’en est-il de l’autorisation même de montrer un tel “show” (à défaut de reportage)?

    Il y a là, pour ceux qui ne croient que ce qu’ils voient, matière à réfléchir…

    Bref, les auteurs pourraient-ils nous concocter un joli billet sur l’hypnose, la fascination, le mythe et l’illusion, sujet extraordinaire s’il en est un.

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  2. David a écrit :

    Si je puis me permettre un commentaire supplémentaire pour renforcer mon commentaire précédent… Si l’expérience de DB n’est pas truquée, il n’est nullement besoin que les théories conspirationnistes aillents tout relier à MK Ultra, Hitler et les nazis, et de grandes recherches gouvernementales ultra secrètes menées à Area 51. Un sujet principal émerge tout seul: l’hypnose.

    A moins d’aller maintenant avancer que Darren Brown a lui même été un apprenti des leaders du programme MK ULtra, l’hypnose, “science” qui date de bien avant 1957 et joui d’une reconnaissance globale incontestable, dépasse de loin les implications supposées de MK ULtra, ou des symboles cachés dans l’architecture. Et le tout, sans avoir besoin de croire aux reptiliens et des valises de sang. Mon petit côté sarcastique me fait penser que VC a tout pompé sur la série V, ou l’inverse, ou sur les envahisseurs, ou bien tous les trois dans nos peurs primaires! On se perd en effet cigogne!

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